Et la psy, elle a pas un truc contre les cauchemars ?!

Il est 5h… Paris… s’éveille……(Mine caustique)  

Paris ? Non ! Ton enfant ? Oui !  

Oh, non, pas pour te faire chier (même si…), mais parce qu’il a fait un cauchemar.

Il n’a évidement pas mis un réveil en pleine nuit pour se dire « hier je leur ai déjà fait le coup de « je ne mangerais pas mes légumes », aujourd’hui je leur fais le coup du réveil nocturne, et ils l’auront bien dans l’cul les darons ! »… Non… il a fait un cauchemar !

Un cauchemar plus ou moins grand, plus ou moins lourd, plus ou moins traumatique, avec des conséquences plus ou moins dramatiques et plus ou moins expressives, bref, plus ou moins d’un truc dont on se fou complètement, un cauchemar !  

Bien sûr, selon le mode d’expression de ton enfant, tu pourrais croire que sa seule volonté est de te nuire à tout jamais, que Chéh’, œil pour œil, dent pour dent, tu l’as privé d’un de ses besoins fondamentaux (tu n’as pas voulu lui acheter sa toupie truc) il te privera ainsi d’un de tes besoins fondamentaux aussi (le sommeil)… mais noooon… non, il a seulement fait un cauchemar, mais on est d’accord, à 5h c’est difficile d’être lucide (surtout passé la trentaine !).  

Alors, comment faire lorsque ton enfant fait un cauchemar ? Comment l’aider à dépasser cette épreuve (oui, pour lui c’est une épreuve !) ?  Bien évidement, on ne lésine pas sur les règles de base : amour et réassurances (oui, même si on est très très vénère)… on cajole, on prend dans les bras, et tutti quanti…Je sais, c’est la base… mais, à 5h, on pourrait oublier ses classiques !  Puis, nous allons demander à notre enfant qu’il nous décrive le plus précisément possible son cauchemar. C’est à dire, avec le plus d’images possibles.  Ensuite, nous allons utiliser le principe de la « psychologie inversée » en utilisant l’ « intention paradoxale »…Hein ???  S’il te dit qu’il a rêvé (cauchemardé pardon !) d’un « terrible monstre qui le pourchassait »… demande lui de faire revenir l’image de ce monstre « effrayant », et… de l’imaginer avec :

  • Un nez de clown,
  • Des paillettes dans les yeux,
  • Des crottes de nez (ça marche toujours),
  • Une odeur de vomis (mais la diarrhée ça marche toujours mieux),
  • Des vers qui lui sortent des oreilles (mais s’ils lui sortent du cul ça fonctionne encore mieux),
  • Des dents cariées,
  • Des poils énormes sous les bras,
  • Ah ? Je m’arrête là ? Tu as compris ?

 Ainsi, son image horrifiante lui paraîtra plutôt drôle et il aura ainsi vaincue lui même son monstre.  

Monsieur, à ton test… tu sais, ta nana quand elle se réveille le matin et qu’elle te tire la tronche parce que « putain tu m’as encore trompé cette nuit batard ! »… tu peux essayer de lui dire : « tu sais j’ai lu une psy qui écrivait un truc un peu intéressant. Je te propose d’imaginer cette nana avec qui je te trompais avec un nez de clown, des paillettes dans les yeux, des crottes de nez et une odeur de chiasse ? ». Il y a moyen que ça marche !

Si elle te répond « c’est qui cette connasse de psy ? »… Là je ne peux plus rien pour toi par contre.  

Un peu de sérieux, le principe de la psychologie inversée te proposerait de lui répondre « et seulement une seule fois ? Il me semble t’avoir trompé 3 fois cette nuit… ». N’oublions pas qu’il y a le fond de ce qu’on dit mais aussi la forme ! Damn, je n’aurais peut-être pas dû prendre cet exemple !  

La psychologie inversée et l’intention paradoxale nous proposent de rendre ridicule une situation qui nous tient à cœur et que l’on prend avec beaucoup trop de sérieux. Il n’est pas question de manquer d’empathie et de banaliser les émotions de l’autre, mais de permettre à l’autre de prendre de la distance avec son propre vécue intérieur, en utilisant la visualisation et la transformation inversée de l’image…  

Bon bah… bonne nuit du coup !